Synaxe des saints de la Terre Belge
icône
d'Irina Gorbounova-Lomax, dont l'original se trouve en l'église-cathédrale
St Nicolas à Bruxelles
St. Gery (ca. 540 – 590), 11 août
Ayant, dès son jeune âge, manifesté les plus grands dons, St. Géry se consacra très tôt au travail missionnaire sur le territoire de l’actuelle Belgique. Devenu évêque de Cambai et Arras, il passait de long mois en voyages, fondant des églises et créant des monastères dans les endroits les plus reculés. C’est ainsi qu’il fonda une chapelle au lieu dit « île des Cochons » entre les deux bras de la Senne. Par la suite, la chapelle devient une église, autour de laquelle se créa un petit habitat ; quelque temps après, le duc de Lotharingie y installa sa résidence – et ainsi naquit la ville de Bruxelles. St. Géry est considéré comme le fondateur de la capitale de la Belgique.
St. Lambert (636 – 696), 17 septembre
Fils de parents
pieux et nobles, il manifesta des qualités exceptionnelles et dès
ses 21 ans, devient évêque de Maastricht. Bientôt chassé
de son siège par des intrigants, il passa plusieurs années dans
l’abbaye de Stavelot dans l’humilité, comme un simple moine.
Rétabli dans sa dignité, il s’investit dans la renaissance
du christianisme, et entreprend des voyages lointains et dangereux, dans une
mission d’apostolat. Intransigeant envers les vices des grands de ce
monde, l’évêque attire leur haine. Ayant refusé
de s’enfuir, St Lambert est mis à mort, alors qu’il était
en prière devant l’autel, de la main de chevaliers exaspérés
par ses reproches.
St. Bavon (ca. 600 – ca. 650), 1er octobre
Les jeunes années de St Bavon se passèrent en brigandages et larcins. Il dirigeait une bande de chevaliers violents et terrorisait la région, où à cette époque s’était installé St. Amand. L’évêque réussit à convertir le bandit, qui dès ce moment devint son compagnon et ami le plus proche. Son exemple permit de convertir beaucoup d’hommes, dont des membres de sa bande. St Bavon offrit tout le butin de ses larcins pour la construction du monastère, où il fut tonsuré et se mit à combattre se passions avec le même zèle qu’il avait appliqué à les servir. Par la suite, il se retira dans une réclusion sévère, et durant sa vie déjà fut renommé par de nombreux miracles.
St. Amand (594 – 651), 6 février
Dans sa jeunesse, il se retire au monastère, en dépit de l’opposition de son père, duc d’Aquitaine. Poursuivi par celui-ci, il fut contraint d’errer. Arrivé à Rome, et conformément à une bénédiction du St apôtre Pierre reçue en vision, il est sacré évêque sans siège et part pour la Gaule Belgique, contrée alors encore sauvage et païenne. Il y fonde des églises et des monastères, brise les idoles païennes, restaure la foi chrétienne parmi une population sauvage et hostile. Le roi Dagobert, au départ adversaire de cet évêque sévère envers ses vices, finit par se réconcilier avec lui et appuie son installation au siège de Maastricht. De nombreux saints ascètes ont reçu sa bénédiction et son aide dans leurs œuvres.
St. Remacle (ca. 600 – 675), 3 septembre
Se distinguant
des son jeune age par sa piete et son intelligence, il fut installe par St.
Eloi a la tete de l’abbaye fondee par celui-ci a Solignac, ou il se montra
un brillant organisateur de la vie tant materielle que spirituelle du monastere.
Il passa quelques annees a la cour du roi Dagobert, a la tete de son « conseil
des ministres ». Mais il est surtout renomme en tant qu’« apotre de l’Ardenne
», le restaurateur du christianisme dans des regions montagneuses et forestieres
sauvages. L’abbaye de Stavelot fondee par lui sera l’endroit de nombreux miracles,
dont la celebre histoire avec un loup, qui sur l’ordre du saint transportait
des pierres pour la construction de l’eglise.
Ste Gertrude (626 – 659), 17 mars
Fille de Pepin
de Landen et de Ste Itte, elle decida des son enfance de se consacrer au Christ
et fut contrainte de fuir la maison paternelle, pour eviter le mariage impose
par son pere. Devant la fermete de sa fille, Pepin finit par l’autoriser a
prendre le voile au couvent precedemment fonde par sa mere a Nivelles, et
dont Gertrude devint bientot l’abbesse. La vie au monastere etait difficile
et meme dangereuse, en raison d’un environnement hostile, a demi paien, mais
les bienfaiteurs et les actes charitables de Ste Gertrude purent progressivement
amadouer les m?urs sauvages de la population voisine. Malgre une sante fragile,
elle menait une vie ascetique, observant en permanence le jeune et la priere.
Elle connut a l’avance le jour et l’heure de sa mort, et de nombreux miracles
se sont produits et continuent a se produire sur sa tombe.
Ste. Gudule (650 – 712), 8 janvier
Elle est considérée, à côté de St. Géry, comme patronne de la ville de Bruxelles. Elle fut élevée au couvent de Nivelles, sous la direction de Ste Gertrude. Après la mort de celle-ci, elle revint dans sa maison paternelle et y persévéra dans la prière et les bonnes œuvres, préservant sa virginité, mais ne se considérant pas digne de la qualité monastique. Néanmoins durant sa vie déjà, elle était connue par ses exploits ascétiques et son aide aux nécessiteux, et après sa mort fut renommée par ses nombreuses guérisons miraculeuses.
St. Hubert (656 – 727), 3 novembre
Membre de la haute
noblesse d’Aquitaine, St. Hubert vécut sa jeunesse dans le luxe
et les plaisirs. Sa conversion fut soudaine et miraculeuse : ayant entrepris
une chasse un Vendredi saint, il fut soudainement frappé par la vision
d’un Crucifix dans les bois d’un cerf qu’il poursuivait,
et d’une voix tonnante, l’appelant à la conversion. Ayant
renoncé à son titre ducal et ayant suivi le noviciat monastique
sous la direction de St. Lambert, il devint son successeur sur le siège
épiscopal, qui fut à son époque, transféré
à Liège. St. Hubert devient le véritable fondateur et
organisateur de Liège en tant que centre du diocèse et commune
citadine.
Ste. Godelieve (1050 – 1070), 6 juillet
La brève vie de cette sainte n’en fut pas moins un véritable exploit. Mariée très tôt à un homme notable, riche, mais brutal et cruel, elle attira la haine de celui-ci par sa douceur et sa bienveillance. Renvoyée par son mari dans une ferme lointaine, elle utilisait les moyens misérables qu’il lui accordait à aider les pauvres et bientôt suscita l’intérêt, puis l’amour de la noblesse avoisinante. On se mit à lui accorder de l’aide et du soutien, elle devient véritablement un flambeau du christianisme en cet endroit auparavant sauvage. Son mari, qu’un tel développement de la situation mettait en furie, lui envoya des tueurs à gages, qui la noyèrent de nuit dans un puits. Ce puits à Gistel est renommé aujourd’hui encore par ses guérisons miraculeuses ; son eau est particulièrement utilisée pour les maladies des yeux. On s’adresse également à Ste Godelieve pour obtenir le bonheur en couple et la paix en famille.
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