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BELGIQUE : Bruxelles : la toute première église orthodoxe de Belgique (1862), avec une parcelle des reliques de saint Nicolas le Thaumaturge et une parcelle des reliques de saint Séraphim de Sarov. Bruxelles : l’église-mémorial, avec des objets saints liés aux saints passionnaires royaux, le tsar Nicolas II et sa famille, ainsi qu’aux nouveaux martyrs et confesseurs de Russie. C’est aussi un lieu lié au ministère de saint Jean de Shanghai, de San Francisco et de Belgique (Maximovitch). Bruxelles : une parcelle des reliques de saint Jean de Shanghai, de San Francisco et de Belgique (Maximovitch). Bruges : le Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, une parcelle des reliques de saint Basile le Grand, docteur de l’Église universelle, et une parcelle de la Croix du Seigneur. Pervijze : un monastère orthodoxe avec de nombreuses reliques de saints, notamment de saint Martin de Tours. Anvers : une parcelle des reliques de saint Séraphim de Sarov et une icône vénérée de saint Nicolas le Thaumaturge ... Malines : l’icône miraculeuse « Notre-Dame des Miracles » et les reliques de saint Rombaut. Tongres - la plus ancienne ville de Belgique. Stavelot - Cugnon : la grotte et le monastère de saint Remacle. Gistel : la source guérisseuse et les reliques de la sainte martyre Godelieve (XIe siècle, mémoire le 6/19 juillet). Nivelles : les reliques de sainte Gertrude. PAYS-BAS : Maastricht : les reliques de saint Servais (+384) reposent dans la basilique. Dokkum : saint Boniface (672-754, Dokkum).
Sint-Oedenrode : sainte Oda d’Écosse (VIIe-VIIIe siècles), mémoire le 23 octobre. Archimandrite Augustin Nikitine. Les pèlerins russes auprès des sanctuaires de Belgique. Bruges et le Saint Sang du Seigneur - film documentaire Saints de l’Église orthodoxe en Belgique et aux Pays-BasHiéromartyr Lambert, évêque de Maastricht (+704), mémoire le 17/30 septembre. Saint Lambert naquit à Maastricht dans une famille noble. Il reçut sa formation spirituelle auprès de saint Landoald, puis auprès de saint Théodard, évêque de Maastricht, auquel il succéda à l’âge de vingt et un ans. Il était apprécié à la cour, mais après la mort du roi Childéric II ses adversaires le chassèrent de son siège, et il se retira au monastère de Stavelot, dans les Ardennes, où il vécut pendant sept ans comme un ascète inconnu. Rétabli ensuite dans sa dignité, il travailla comme missionnaire en Frise. Il fut l’ami de saint Willibrord avant que celui-ci devînt évêque. À l’âge de soixante-dix-huit ans, après son retour d’une vigile nocturne, il fut martyrisé près de Liège par des membres de sa propre famille. Saint Bavon (Bavo, vers 613-659), mémoire le 1/14 octobre. Reclus de la ville de Gand. Saint Bavon, également connu sous le nom d’Allowin, c’est-à-dire « aimé de tous », était comte en Flandre et menait une vie violente et dissolue. Bien que dominé par ses passions, il aimait tendrement son épouse ; lorsqu’elle mourut, il ne trouva aucune consolation dans son chagrin. Bavon distribua ses biens et se remit entièrement à la volonté de Dieu sous la direction de saint Amand. Sa pénitence atteignit une grande profondeur ascétique. Il rendit même la liberté à un homme qu’il avait injustement vendu comme esclave, et, en le libérant, se soumit lui-même à la servitude à sa place. Il vécut comme reclus dans la région de Gand et reçut la direction spirituelle de saint Floribert, compagnon missionnaire et disciple de saint Amand. Après sa mort, sa renommée d’intercesseur céleste se répandit rapidement, et il devint connu comme patron de Haarlem aux Pays-Bas. Ses reliques sont encore conservées dans les deux villes. Saint Remacle, évêque de Maastricht. Mémoire le 3/16 septembre (+677). Saint Remacle naquit dans une famille noble et se consacra très jeune à la vie monastique. Il fut disciple de saint Éloi, qui le plaça à la tête du monastère de Solignac. Il n’y resta que peu de temps, mais rassembla autour de lui de nombreux jeunes ascètes instruits et les inspira par la stricte tradition monastique irlandaise. Saint Remacle fonda les monastères jumeaux de Stavelot et de Malmedy dans les Ardennes, lieux particulièrement adaptés au travail missionnaire. En 650 il fut élu évêque de Maastricht, comme successeur de saint Amand. Méprisant les soucis du monde et les intrigues de la cour franque, il se retira à Stavelot en 662. Saint Remacle eut beaucoup de fils et filles spirituels, dont plusieurs devinrent saints. Il est connu comme celui qui apprivoisa un loup ayant dévoré l’un des animaux du monastère. Il donna à ce loup la pénitence de remplacer l’animal qu’il avait pris ; ainsi la créature sauvage fut amenée à l’obéissance. Vie. Saint Amand, évêque de Maastricht (589-679), mémoire le 6/19 février. Apôtre de la Flandre et évêque de Maastricht. Ayant quitté le monde à l’âge de dix-huit ans, il devint moine sur une île près de la côte française, puis se retira pour vivre en solitude près de Bourges, sous la direction spirituelle du saint évêque Austregisile et de l’archidiacre Sulpice. Ceux-ci lui confièrent la prédication de l’Évangile dans les régions sauvages près de Gand, en Belgique. Il annonça l’Évangile parmi les esclaves, puisqu’il ne parvenait pas à porter la parole de Vérité au cœur des hommes libres, et il travailla à racheter les captifs de l’esclavage. Un jour il ressuscita un voleur condamné, et par ce miracle en convertit beaucoup, y compris le voleur lui-même. Dans son œuvre missionnaire il suivit l’exemple de saint Martin de Tours, qu’il aimait particulièrement, fondant des groupes de refuge monastique dans toute la partie flamande du pays. En 636 il fut chassé par le roi Dagobert. À son retour, il fut élu malgré lui évêque de Maastricht. Parmi ses disciples se trouvent sainte Aldegonde, sainte Gertrude et saint Bavon. Saint Gaugeric/Géry (vers 550-626), évêque de Cambrai, mémoire le 11/24 août. Dès sa jeunesse saint Gaugeric manifesta de grands dons et se consacra très tôt au travail missionnaire sur le territoire de l’actuelle Belgique. Évêque de Cambrai et d’Arras, il passait de longs mois en voyage, fondant églises et monastères dans les lieux les plus reculés. Un jour il fonda une chapelle sur ce qu’on appelait « l’île aux Porcs », entre deux bras de la Senne. Plus tard la chapelle devint une église, un petit village se forma autour d’elle, puis le duc de Lotharingie y établit sa résidence - ainsi commença la ville de Bruxelles. Saint Géry est considéré comme l’un des fondateurs de la capitale belge. Wikipedia... Saint Piatus/Platon de Tournai (+286), mémoire le 1/14 octobre. Il naquit en Italie sous le nom de Benevento. Il fut envoyé par le pape prêcher à Chartres et à Tournai, en Belgique. Selon la tradition, il fut ordonné par saint Denys l’Aréopagite. Il mourut martyr sous l’empereur Maximien : on lui trancha la partie supérieure de la tête. Ses reliques furent retrouvées par saint Éloi au VIe siècle et se trouvent aujourd’hui dans la cathédrale de Chartres, à environ quatre-vingts kilomètres au sud-ouest de Paris. Une parcelle de ses reliques se trouve aussi en Belgique, dans le monastère orthodoxe de Pervijze. Sainte Gudule (650-712), mémoire le 8/21 janvier. Elle est considérée, avec saint Géry, comme patronne de la ville de Bruxelles. Elle fut élevée au monastère de Nivelles sous la direction de sainte Gertrude. Après la mort de celle-ci, elle retourna dans la maison de ses parents et s’exerça à la prière et aux œuvres de miséricorde, demeurant vierge sans toutefois se juger digne de l’état monastique. Déjà durant sa vie elle était largement connue pour ses exploits ascétiques et son aide à tous ceux qui étaient dans le besoin ; après sa mort, elle fut glorifiée par de nombreuses guérisons. Saint Hubert, évêque de Liège (656-727), mémoire le 3/16 novembre. Issu de la brillante noblesse d’Aquitaine, saint Hubert passa sa jeunesse dans le luxe et les divertissements. Sa conversion fut soudaine et miraculeuse : étant parti chasser le Grand Vendredi, il fut frappé par la vision de la Croix du Seigneur entre les bois du cerf qu’il poursuivait, et par une voix tonnante qui l’appelait à la pénitence. Renonçant à son duché et passant par l’épreuve monastique sous la direction de saint Lambert, il devint ensuite son successeur sur le siège épiscopal, transféré de son temps à Liège. Saint Hubert devint le véritable fondateur et organisateur de Liège comme centre du diocèse et comme communauté urbaine. Sainte Gertrude, abbesse de Nivelles, patronne des missionnaires irlandais aux Pays-Bas. Mémoire le 17/30 mars (626-659). Sainte Itte, épouse de Pépin de Landen, fondateur de la dynastie carolingienne, donna après la mort de son mari son domaine de Nivelles à un monastère, et leur fille de vingt ans, sainte Gertrude, en devint la première abbesse. De noble éducation et douée de discernement, Gertrude invita les célèbres missionnaires irlandais saints Feuillien et Ultan, venus du château de Burgh, à fonder une école missionnaire dans le monastère féminin, qui devint un double monastère. La jeune abbesse dirigeait la communauté avec la fermeté de ses inspirateurs irlandais, tout en demeurant bonne envers les jeunes et les faibles, qui l’aimaient beaucoup. Ce monastère devint soudain un centre d’enseignement et d’activité missionnaire. En raison de sa vie ascétique rigoureuse et de sa santé fragile, sainte Gertrude s’endormit dans le Seigneur à l’âge précoce de trente-trois ans. Saints Fursy, Feuillien et Ultan, missionnaires irlandais. Leurs mémoires sont célébrées respectivement le 16/29 novembre, le 31 octobre/13 novembre et le 1/14 mai (VIIe siècle). Ces saints étaient frères, issus d’une famille irlandaise connue. Ils commencèrent la vie monastique sous la direction de saint Fursy, le plus jeune des frères, et partirent en Angleterre, où ils menèrent des travaux missionnaires et ascétiques en Est-Anglie. Plus tard saint Fursy vint sur le continent et fonda un monastère à Lagny. Après sa mort en 650, les deux autres frères furent invités par sainte Gertrude à prêcher l’Évangile à Nivelles. Ils y fondèrent une école monastique, instruisant les moniales et les jeunes femmes de la noblesse. Saint Ultan fonda un monastère à Fosses, et saint Feuillien reçut la mort du martyr. Saint Lebuin, missionnaire anglo-saxon en Frise. Mémoire le 16/29 novembre (+773). Saint Lebuin fut l’un des nombreux prêtres-moines anglais zélés qui vinrent sur le continent et prêchèrent l’Évangile de Jésus-Christ jusqu’au cœur de la Frise païenne. Il était ami de saint Grégoire d’Utrecht. Un jour il s’adressa à une assemblée de païens réunis sur la Weser. Comme l’apôtre Paul, il proclama courageusement qu’il était le messager du Dieu inconnu. Son courage lui valut la bienveillance du chef de l’assemblée, qui lui permit de parler. Mais lorsqu’il commença à dénoncer les dieux païens, les hommes armés de lances se dressèrent contre lui. Il disparut alors du milieu d’eux sans être touché. Il prêcha dans de nombreuses villes et édifia beaucoup d’églises, dont la plus connue se trouve à Deventer, où il s’endormit en 773. Ses reliques et l’Évangile qu’il copia sont conservés là jusqu’à ce jour. Saint Jeroen (Jérôme), missionnaire anglo-saxon à Noordwijk. Mémoire le 17/30 août (+857). Saint Jeroen fut l’un des nombreux missionnaires zélés qui traversèrent la mer pour annoncer la parole de Dieu aux Frisons non croyants, que les peuples de Northumbrie comptaient alors parmi les leurs. Le centre de son activité fut Noordwijk, petite ville côtière du nord, près de l’endroit où le Rhin rejoint la mer du Nord. Il servit le Seigneur au temps des incursions vikings. Déjà âgé, il fut saisi lors d’une attaque et jeté en prison. Refusant de renier la foi au Christ, il fut décapité. Saint Willibrord/Clément, premier évêque d’Utrecht (Willibrordus, vers 657-739, mémoire le 7/20 novembre). Archevêque d’Utrecht et apôtre des Frisons. Saint Willibrord fut élevé au monastère de Ripon sous la protection de saint Wilfrid. Plus tard il devint disciple de saint Egbert à Rath Melsigi, en Irlande, où il partit recevoir l’enseignement de l’école irlandaise. Inspiré par saint Egbert, saint Willibrord partit avec douze missionnaires et arriva en 690 à l’ancienne forteresse romaine d’Utrecht. De là, les moines missionnaires prêchèrent l’Évangile aux peuples frisons païens comme à l’élite franque, chrétienne seulement de nom. Saint Willibrord et ses compagnons, moines intrépides, fondèrent une école pour le clergé local et accomplirent de nombreuses missions. Il fit beaucoup de miracles et s’endormit au monastère d’Echternach. Lire sa vie... Saint Swidbert, évêque missionnaire en Frise. Mémoire le 1/14 mars (+713). Saint Swidbert fut l’un des douze compagnons missionnaires de saint Willibrord. Il travailla avec grand succès dans les régions plus établies au sud du Rhin, mais il désirait prêcher dans les terres encore inconnues au nord de ce même fleuve. Après un voyage à Rome en 697, saint Swidbert revint en Angleterre déjà consacré évêque. Il se lia d’amitié avec les Bructères païens, leur enseignant des méthodes agricoles et l’élevage des chevaux, et devint leur conseiller. En 710 il fonda un monastère missionnaire dans l’ancienne fortification romaine de Kaiserswerth, sur le Rhin, près de l’actuelle Düsseldorf, formant des moines pour la mission parmi les tribus germaniques. Ses reliques se trouvent encore sur le site du premier monastère. Sainte Cunera, vierge martyre de Rhenen. Mémoire le 12/25 juin (451). La juste Cunera fut l’une des nombreuses jeunes filles nobles parties en pèlerinage à Rome. Son groupe fut capturé à Cologne par les Huns en marche et massacré. Cunera fut l’une des rares à s’échapper. Le roi frison Radboud lui donna refuge. Servante, elle gagna son cœur par son humilité et sa miséricorde. Cela suscita la jalousie de son épouse, qui la fit enfermer. Comme cela ne suffisait pas, la reine et le trésorier étranglèrent sainte Cunera avec son propre voile. Le crime fut révélé miraculeusement. Sainte Cunera fut enterrée avec ce voile, et des siècles plus tard son tombeau, où se produisaient des miracles, fut découvert par saint Willibrord. Il construisit une église à cet endroit, où se trouve aujourd’hui la ville de Rhenen. Le voile lui-même a été conservé ; l’original est gardé au Museum Catharijneconvent d’Utrecht. Sainte martyre Dymphna, protectrice des personnes souffrant de maladies mentales. Mémoire le 15/28 mai (VIIe siècle). Sainte Dymphna était la fille d’un roi païen, tandis que sa mère était chrétienne en Irlande. Après la mort de sa mère, son père voulut prendre sa propre fille pour épouse. Dymphna s’enfuit sur le continent avec son père spirituel, le prêtre Gerebernus. Son père les poursuivit et les retrouva soudain. Comme Dymphna refusa de nouveau de se soumettre à son désir impur, il les décapita tous les deux. Dymphna devint protectrice près du village de Geel, en Flandre, où elle est encore vénérée comme patronne des malades mentaux. Des personnes venaient de loin dans l’espoir d’être guéries auprès de son tombeau. Plus tard, toute une communauté grandit autour de la vénération de sainte Dymphna, fondée sur la conception traditionnelle de l’Église comme hôpital spirituel. Sainte Oda la Vierge. Mémoire le 28 novembre/11 décembre (+726). Sainte Oda était la fille aveugle d’un roi d’Écosse. Elle fit un pèlerinage aux reliques de saint Lambert et y recouvra la vue. En reconnaissance envers Dieu pour sa guérison, elle se consacra au Christ et quitta sa terre natale, où son père tentait de la marier de force. Sa vie fut remplie de pénitence et d’exploits ascétiques. Elle fit un pèlerinage en Italie, puis revint aux Pays-Bas, où elle se retira dans la province du Brabant, à Sint-Oedenrode, pour y vivre dans la solitude. Elle s’endormit dans le Seigneur vers 726. Lire la vie... Saint Servais, évêque de Tongres et de Maastricht. Mémoire le 13/26 mai (+384). Saint Servais vint aux Pays-Bas depuis l’Arménie après une vision angélique. Déjà prêtre, il fut consacré évêque de Tongres. Il fut un adversaire résolu de l’hérésie arienne, participa au concile de Cologne en 346 et dénonça les évêques qui niaient la divinité de Jésus-Christ. Il fut l’ami de saint Athanase le Grand à Trèves de 336 à 338. Plus tard il partit à Rome, où il reçut de saint apôtre Pierre la révélation que sa ville de Tongres serait assiégée par les Huns et qu’il devait transférer le siège épiscopal à Maastricht. Déjà âgé, il entra à Maastricht et y mourut peu après. Par l’intercession du saint évêque, la ville de Maastricht fut miraculeusement préservée de l’invasion des Huns, qui encerclèrent plusieurs fois la ville sans pouvoir la trouver. Ses reliques sont encore conservées dans la cathédrale de Maastricht. Une parcelle des reliques de saint Servais se trouve aussi dans l’église de la Résurrection du Christ à Bruxelles. Saint Boniface, apôtre des Frisons et des Saxons. Mémoire le 5/18 juin (675-755). Saint Boniface quitta le monastère de Ripon en Angleterre et commença son œuvre missionnaire sur le continent en 718, prêchant l’Évangile de Jésus-Christ aux païens et aux chrétiens ayant perdu la foi en Bavière et en Thuringe, dans leur dialecte saxon. Plus tard il vint aussi en Frise et travailla avec saint Willibrord. En 723 il fut nommé évêque missionnaire et dirigea un immense champ missionnaire parmi de nombreux peuples différents. En 732 il fut élevé au rang d’archevêque sur tout le territoire missionnaire germanique. Il construisit des églises sur les lieux d’anciens sanctuaires païens et ordonna prêtres et évêques. Son travail missionnaire demeura stable et durable malgré les intrigues continuelles de la maison royale mérovingienne. Sa personnalité attirante retenait l’attention de tous, et il acquit un profond respect. Sa correspondance touchait aussi l’Angleterre. Dans sa vieillesse, le poids de son ministère lui pesait, et il désirait revenir à la liberté et au travail spirituellement fécond de l’évangélisation des Frisons. Il plaça ses disciples à des postes importants dans les monastères et repartit travailler parmi les Frisons. Là, à Dokkum, aujourd’hui aux Pays-Bas, il reçut la mort du martyr avec de nombreux compagnons. Une partie de ses reliques s’y trouve, ainsi qu’à Fulda. Hiéromartyr Lucien évêque, Maxien prêtre, Julien diacre, Marcellin et Saturnine (+vers 81-96). Mémoire le 3/16 juin. Le hiéromartyr Lucien vivait à Rome et, dans le paganisme, portait le nom de Lucius. L’apôtre Pierre l’éclaira de la lumière de la foi au Christ, et il reçut le baptême. Après la mort de l’apôtre, saint Lucien prêcha l’Évangile en Italie. À cette époque saint Denys l’Aréopagite, disciple de l’apôtre Paul, vint à Rome. À la demande de saint Clément, pape de Rome, il accepta de partir dans les pays occidentaux pour annoncer l’Évangile et commença à choisir des compagnons et auxiliaires. Saint Clément consacra saint Lucien évêque et l’envoya, avec les saints Marcellin et Saturnin, Maxien le prêtre et Julien le diacre, auprès de saint Denys. D’Italie les saints prédicateurs gagnèrent la Gaule. Saint Marcellin et ses compagnons partirent en Espagne, saint Saturnin en Gaule, et saint Denys avec le reste du groupe vers la région de Paris. De là saint Lucien, avec Maxien et Julien, partit en Belgique. La prédication de saint Lucien connut un grand succès. Par sa parole pleine de grâce et l’exemple de sa vie, il convertit au christianisme un grand nombre de païens. Saint Lucien était un ascète strict : de toute la journée il ne prenait qu’un morceau de pain et un peu d’eau. Il était doux dans ses rapports avec les autres, toujours joyeux et lumineux de visage. Bientôt presque toute la population de Belgique se tourna vers la foi au Christ. À cette époque l’empereur romain Domitien (81-96) déclencha la deuxième persécution contre les chrétiens après Néron et publia un décret ordonnant de torturer et mettre à mort tous ceux qui refuseraient de sacrifier aux dieux païens. Trois dignitaires furent envoyés en Belgique pour exécuter ce décret. Le Seigneur révéla à saint Lucien l’épreuve qui l’attendait. Rassemblant son troupeau, il l’exhorta à ne pas craindre les menaces, les tourments ni la mort, puis rendit grâce à Dieu de lui donner la possibilité d’être uni à l’assemblée des saints martyrs. Après la prière, saint Lucien, avec le prêtre Maxien et le diacre Julien, se retira au sommet d’une montagne, où il continua d’instruire le peuple qui l’accompagnait. C’est là que les soldats de l’empereur atteignirent les saints et les conduisirent au tribunal. On proposa à Maxien et Julien de renier le Christ et de sacrifier aux idoles, mais tous deux refusèrent fermement et furent décapités. Le juge interrogea ensuite saint Lucien, l’accusant de sorcellerie et de désobéissance à l’empereur et au sénat. Le saint répondit qu’il n’était pas sorcier, mais serviteur du vrai Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, et refusa de sacrifier aux idoles faites de main d’homme. Le saint fut cruellement flagellé ; pendant ce supplice il ne cessait de répéter : "Jamais je ne cesserai, par le cœur, par la foi et par les lèvres, de louer le Christ, Fils de Dieu". Le saint martyr fut décapité. Une lumière céleste resplendit au-dessus de son corps, et l’on entendit la voix du Sauveur appeler le valeureux confesseur au Royaume des Cieux pour recevoir la couronne du martyre. Par la puissance de Dieu le saint se releva, prit sa tête tranchée, traversa la rivière et, arrivé au lieu qu’il avait choisi pour sa sépulture, se coucha sur la terre et s’endormit en paix. À la vue de ce très grand miracle, environ cinq cents païens se convertirent au Christ. Par la suite une église fut construite sur la tombe du martyr Lucien, et l’on y transféra les restes des saints martyrs Maxien et Julien. Source.
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